JPM - Films vus - Notules - Septembre 2008

Notules - Septembre 2008

 

Plus courtes que les critiques, les notules traitent d’un ou plusieurs films, ou de sujets d’actualité en rapport avec le cinéma. Jusqu’en septembre 2004, elles provenaient de divers forums aujourd’hui disparus. Par la suite, elles s’en affranchissent et sont rédigées directement ici.

Œuvres citées (en italique, autre que des films) : Le silence de LornaRien que pour vos cheveuxYou don’t mess with the ZohanHappy days – Leur morale... et la nôtre – Comme les autresTroupe d’éliteJar City – Mýrin – Back soon – Mamma mia ! – West side story – Oliver ! – Les parapluies de Cherbourg – Les demoiselles de Rochefort – Inju, la bête dans l’ombreMirrors – La colline a des yeux – Into the mirror – Be happy – Happy-go-lucky – Parlez-moi de la pluie – Le goût des autres – Coup de foudre à Rhode IslandDan in real lifeC’est dur d’être aimé par des consMarried lifeLake TahoeFaubourg 36

Personnes citées : Jean-Pierre Dardenne – Luc Dardenne – Jérémie Renier – Olivier Gourmet – Adam Sandler – Henry Winckler – Victoria Abril – André Dussollier – Pascal Elbé – Barbet Schroeder – Jérôme Garcin – Barbet Schroeder – Benoît Magimel – José Padilha – James d’Arcy – Costa-Gavras – Baltasar Kormakur – Arnaldur Indridason  – Jacques Demy – Michel Legrand – Alain Resnais – Christophe Honoré – Baz Luhrmann – ABBA – Meryl Streep – Alexandre Aja – Alexandre Arcady – Mike Leigh – Agnès Jaoui – Jean-Pierre Bacri – Steve Carell – Juliette Binoche – Cabu – Mohammed – Philippe Val – Ahmed Sefioui – Woody Allen – Ira Sachs – Fernando Eimbcke – Bruce Lee – Christophe Barratier – Kad Merad – Nora Arnezeder

Le silence de Lorna

Lundi 1er septembre 2008

Réalisé par Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne

Sorti en France (Festival de Cannes) le 19 mai 2007

Sorti en France le 27 août 2008

Le moins bon des films signés par les frères Dardenne. Lorna est une jeune Albanaise qui a choisi de vivre en Belgique, et, pour obtenir sa naturalisation, elle a fait un mariage blanc avec un drogué, Claudy Moreau. Les complices qui lui ont facilité l’opération, et dont le chef s’appelle Fabio, espèrent bien un renvoi d’ascenseur : que Lorna, maintenant belge, épouse un Russe également mafieux, moyennant finances. Il faut donc se débarrasser de Claudy, d’autant plus que Lorna veut ouvrir un snack-bar avec son amant Sokol, qui vit en Italie et désire s’installer en Belgique avec elle. Lorna préfèrerait un divorce aux torts de son époux, et s’inflige des contusions pour prétendre être une femme battue, mais Fabio a choisi le meurtre, et injecte à Claudy une dose massive d’héroïne qui l’expédie ad patres. Mortifiée, Lorna s’imagine être enceinte de Claudy, et refuse d’avorter, ce qui fait... avorter le projet de mariage blanc avec le Russe. Pour la punir, ses complices mafieux veulent la renvoyer en Albanie, mais elle assomme son convoyeur et se sauve dans les bois, où elle se met à errer en parlant à son enfant imaginaire. Fin.

Le spectateur a du mal à éprouver la moindre sympathie pour les personnages (ce qui est l’une des caractéristiques du cinéma des frères Dardenne), à l’exception peut-être du pauvre Claudy, joué par Jérémie Renier, qui est bien gentil et fait des efforts pour échapper à la drogue, mais il disparaît assez vite.

Mise en scène minimaliste, sans musique, en caméra portée principalement. Une apparition d’Olivier Gourmet en policier, mais c’est trop court et il n’a rien à faire.

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Rien que pour vos cheveux

Mercredi 3 septembre 2008

Réalisé par Dennis Dugan

Titre original : You don’t mess with the Zohan

You Don’t Mess with the Zohan

Sorti au Canada le 6 juin 2008

Sorti en France le 27 août 2008

Ce titre parodiant la mention « Rien que pour vos yeux », utilisé dans les pays de langue anglaise pour signifier « Strictement confidentiel », cache le titre original You don’t mess with the Zohan (« Ne cassez pas les pieds au Zohan »), ce Zohan étant le personnage principal, joué par Adam Sandler (aussi co-scénariste). Il s’agit d’un soldat israélien, un as de la capture des terroristes palestiniens, qui affronte son plus grand ennemi, un Palestinien surnommé Phantom.

En fait, l’un et l’autre n’aspirent qu’à être, pour le premier, coiffeur à New York, et pour le second, vendeur de chaussures ! Ils se retrouveront dans cette ville, où Zahan s’entichera de Dalia, la sœur de Phantom. À la fin, Israéliens et Palestiniens exilés s’allient pour lutter contre un grossium yankee, lequel veut racheter tout le quartier où ils vivent afin d’en faire un complexe immobilier. Classique.

Le film est construit sur une suite de blagues très vulgaires à caractère sexuel, et sur des cascades rigolotes fabriquées à grand coups de numérique. À réserver aux fans d’Adam Sandler.

Noté aussi une participation d’Henry Winckler, le célèbre Fonzie de Happy days, qui n’est pas mentionné au générique.

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Modeste Victoria Abril

Mercredi 3 septembre 2008

La palme de la modestie, pour le mois en cours, est décernée à l’actrice Victoria Abril. Interviewée pour le très complaisant journal publicitaire de l’UGC, « Illimité », à la question « Quelle est la principale raison d’aller voir Leur morale... et la nôtre ? » (il s’agit de son dernier film, pas encore sorti), elle répond : « C’est une comédie bien écrite et très bien jouée par André Dussollier et moi-même ». Elle en est certaine, pour André Dussollier ?

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Comme les autres

Jeudi 4 septembre 2008

Réalisé par Vincent Garenq

You Don’t Mess with the Zohan

Sorti en France le 3 septembre 2008

La seule vertu de ce film, qui semble avoir été tourné pour les samedis soir de France 3, est de ne pas prêcher pour le mythique « droit à l’enfant », qui est une absurdité. Pour le reste, on a une plate comédie, dont la plupart des péripéties sont prévisibles, par exemple le fait que la bonne copine est secrètement amoureuse du beau Manu.

Le pauvre Pascal Elbé joue une vraie panne (un rôle sacrifié, dans le jargon du métier), et se ridiculise lorsqu’il se mue en papa gâteau après la naissance de l’enfant – alors que les violons commencent à jouer pour souligner l’attendrissement. Et la mise en scène est très négligente. Ainsi, aussitôt après la naissance, le bébé semble avoir six mois, et près de fêter son premier anniversaire dès que les parents quittent la clinique. Il y a aussi cette scène inutile entre les deux femmes, la parturiente et son médecin, qui semble suggérer que la jeune femme va avorter, or la scène n’a aucune suite, puisque l’accouchement a bien lieu immédiatement après.

En bref : inutile de se déranger.Haut de la page

Inju, la bête dans l’ombre

Vendredi 5 septembre 2008

Réalisé par Barbet Schroeder

You Don’t Mess with the Zohan

Sorti en Italie (Festival de Venise) en août 2008

Sorti en France le 3 septembre 2008

Un film extravagant, qu’il ne faut pas prendre au sérieux, car c’est une sorte de bande dessinée tout à fait rocambolesque, mais dans un style très sérieux, pas du tout celui de la BD. En tournée de promotion au Japon, l’écrivain français Alexandre Fayard doit affronter son équivalent japonais Shundei Oe, qu’il admire et auquel il commence, succès aidant, à faire de l’ombre – ce qui est un peu dur à gober, sachant ce qu’est le Japon. Son concurrent, que nul n’a jamais vu, cherche donc à l’assassiner. Fayard finit en prison pour avoir tué celui qu’il ne fallait pas, et le véritable assassin s’est en fait débarrassé de DEUX gêneurs. Scénario ingénieux, par conséquent.

Bien entendu, c’est le genre de film « dont il ne faut surtout pas raconter la fin », comme dirait Jérôme Garcin. Aussi, pour en savoir davantage, consultez le site La-Fin-du-Film.

Le film est signé Barbet Schroeder, qui ne fait jamais rien d’indifférent. Le début est assez drôle dans la caricature du film d’horreur japonais. Benoît Magimel est bon dans un rôle qui ne lui convient pas, mais les vues prétendues de Kyôtô, la plus belle ville du Japon, ont été prises à Tôkyô !

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Troupe d’élite

Lundi 8 septembre 2008

Réalisé par José Padilha et James d’Arcy

Titre original : Tropa de elite

Sorti au Brésil le 17 août 2007

Sorti en France le 3 septembre 2008

À Rio, la police ne peut pas contrôler les favelas, et les trafiquants de drogue y règnent en maîtres. Les policiers, pour ne pas servir de cibles, vont jusqu’à collaborer avec les chefs de gang, donc la corruption fait des ravages. Seul remède : s’asseoir sur la loi et instaurer des commandos de choc, qui descendront les délinquants sans trop se préoccuper de légalité.

Le B.O.P.E. est un de ces bataillons de choc, dirigé par le capitaine Nascimento, qui veut changer d’activité, poussé par sa femme et par le fait qu’elle attend leur deuxième enfant. Il lui faut donc former son futur remplaçant, et c’est l’occasion de nous montrer le terrible stage de recrutement, où, sur les cent candidats, ne subsistera qu’un seul postulant. Épreuve ultime, l’heureux gagnant devra flinguer de sa main le chef de la bande, retrouvé en torturant un peu les habitants de la favela pour qu’ils le dénoncent.

On s’en doute, ce film a beaucoup déplu aux critiques parisiens, qui ont peut-être confondu récit et apologie. Bizarre : ce film a obtenu quatorze récompenses et six nominations dans divers festival, et remporté l’Ours d’Or au Festival de Berlin, dont le jury était présidé par Costa-Gavras, qui n’est pourtant pas suspect d’être de droite.

Cela dit, le film n’est pas sans défaut, et la caméra portée atteinte de la danse de Saint-Guy est pour quelque chose dans l’irritation que peut causer sa vision.

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Jar City

Mercredi 10 septembre 2008

Réalisé par Baltasar Kormakur

Titre original : Mýrin

Sorti en Islande le 20 octobre 2006

Sorti en France le 10 septembre 2008

Sorti voilà presque deux ans dans son pays d’origine, l’Islande (le vrai titre, qui est aussi celui du livre, Mýrin, signifie marais ou marécage). Attention ! Enquête policière très lente et assez obscure, car on ne cesse de nommer des personnages qu’on ne voit pas, voire qu’on ne verra jamais, ce qui est une faute de mise en scène digne d’un scénariste amateur.

Cela dit, l’histoire vaut bien mieux, pourvu qu’on ait la patience de s’accrocher : deux policiers enquêtent sur le meurtre d’un homme que tous décrivent comme paisible et solitaire, mais qui va se révéler très différent de cette description. Le tout sur fond de fichage des citoyens, à des fins évidemment médicales et non policière, puisque cela n’arrive jamais dans les pays démocratiques !

L’Islande de Jar City, sombre et lugubre, n’a rien à voir avec celle, joyeuse et déconnante, de Back soon. Que cela ne vous empêche pas de lire le roman d’Arnaldur Indridason.

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Mamma mia !

Jeudi 11 septembre 2008

Réalisé par Phyllida Lloyd

Sorti au Royaume-Uni le 30 juin 2008

Sorti en France le 10 septembre 2008

Les films musicaux se partagent en trois catégories. Soit ils sont adaptés d’un spectacle théâtral, et, si l’adaptateur et le réalisateur sont bons, on peut obtenir un excellent film, voire un chef-d’œuvre, comme West side story ou Oliver !

Ou bien, mais c’est rare, le spectacle musical est écrit directement pour l’écran. Jacques Demy et son musicien Michel Legrand représentent ce qu’il y a de mieux dans cette catégorie, et nul n’a oublié Les parapluies de Cherbourg ni surtout Les demoiselles de Rochefort.

Enfin, il y a ce procédé extrêmement artificiel consistant à écrire un scénario à partir de chansons préexistantes, et c’est généralement un désastre. S’y sont essayé, des réalisateurs aussi divers qu’Alain Resnais, Christophe Honoré ou Baz Luhrmann.

Mamma mia ! relève de cette dernière catégorie, et illustre un scénario d’une exemplaire pauvreté, construit sur les chansons niaises du défunt groupe suédois ABBA.

Meryl Streep chante, danse et fait la fofolle, mais seul le décor d’une île grecque, d’ailleurs insuffisamment montrée, permet au spectateur de ne pas s’endormir.

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Mirrors

Lundi 15 septembre 2008

Réalisé par Alexandre Aja

Sorti en Malaisie le 14 août 2008

Sorti en France le 10 septembre 2008

À trente ans, le Français Alexandre Aja, fils d’Alexandre Arcady, tourne en Roumanie, pour les États-Unis, un nouveau film d’horreur, après son remake de La colline a des yeux. Ce Mirrors est d’ailleurs aussi un remake, d’un film coréen cette fois, Into the mirror.

Le scénario est plutôt solide, et les trucages visuels sont réussis. Mais on mise un peu trop sur la bande sonore tonitruante pour faire sursauter le spectateur, et davantage de retenue ne serait pas du luxe. En revanche, peu d’images horrifiques, à l’exception de cette scène où un fantôme arrache la mâchoire de la sœur du héros.

Le décor du magasin en ruines est grandiose.

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Be happy

Mardi 16 septembre 2008

Réalisé par Mike Leigh

Titre original : Happy-go-lucky

Sorti en Allemagne (Festival de Berlin) le 12 février 2008

Sorti en France le 27 août 2008

Faux titre original, en vertu de la manie des distributeurs français.

On ne sait pas trop ce qu’a voulu faire Mike Leigh, cinéaste généralement sombre, voire sinistre. Ici, il met en scène et ne lâche à aucun moment un personnage d’institutrice trentenaire, d’un optimisme fatigant, et qui, dit-elle, veut faire le bonheur des autres. Elle y parvient avec des résultats divers. Des deux hommes qu’elle rencontre sur la durée du film, l’un, assistant social et de son âge, semble s’en accommoder et veut la revoir ; l’autre, moniteur d’auto-école dans la cinquantaine, critique sans arrêt sa désinvolture au volant, mais finit par devenir jaloux de sa vie personnelle, et pique une crise qui le rend inapte à la conduite... C’est elle qui doit alors le sermonner.

Le récit n’a pas de conclusion. On suppose que tout va continuer de la même façon. Mais cette manière de vivre dans l’instant ne débouchera sur rien, comme on peut le supposer;

La manière de raconter est plutôt plate, à l’exception des scènes d’auto-école, petits exploits techniques qui passent inaperçus.

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Parlez-moi de la pluie

Mercredi 17 septembre 2008

Réalisé par Agnès Jaoui

Sorti en France le 17 septembre 2008

Le goût des autres est loin ! Deuxième film médiocre du couple Jaoui-Bacri après ce grand succès mérité. Sujet : une femme politique, dont l’orientation idéologique n’est pas précisée, est prise comme sujet de documentaire par un réalisateur et son assistant. Mais les catastrophes s’accumulent...

Le meilleur est dans les bévues commises par Jean-Pierre Bacri, mais ces gaffes contredisent le postulat du réalisateur expérimenté que son personnage est censé être, car il apparaît plutôt comme un charlot.

Le grand défaut du film est de n’avoir aucun projet, rien à dire. Reste des numéros d’acteurs, pas très étincelants d’ailleurs.

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Coup de foudre à Rhode Island

Jeudi 18 septembre 2008

Réalisé par Peter Hedges

Titre original : Dan in real life

Sorti aux États-Unis le 26 octobre 2007

Sorti en France le 17 septembre 2008

Le titre original, Dan in real life, laisse augurer qu’en effet, Dan est un rêveur. Veuf, chroniqueur, donc donneur de conseils sur la vie sentimentale de ses lecteurs, il tente d’élever ses trois filles, mais s’y prend si mal que les maladresses s’accumulent. La dernière en date sera de s’éprendre de la petite amie de son frère, mais tout se termine bien.

Ce film aurait pu être réalisé entre 1950 et 1960, ce qui ne signifie pas qu’il est raté ou démodé. Il y a cependant un tiers du film, vers le milieu du récit, où il ne se passe pas grand-chose, seuls les gags soutiennent l’intérêt.

Steve Carell est parfait, mais on se demande pourquoi Juliette Binoche joue le rôle de la fille : elle est trop âgée (44 ans), et une Française n’avait pas vraiment sa place dans cette histoire.

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C’est dur d’être aimé par des cons

Lundi 22 septembre 2008

Réalisé par Daniel Leconte

Sorti en France le 17 septembre 2008

Ce titre vient d’une bulle de Cabu pour le dessin de première page, dans « Charlie-Hebdo », juste après la publication par cet hebdomadaire des douze caricatures de Mahomet (Mohammed, pour les arabisants), cet hebdomadaire satirique ayant pris le relais de « France-Soir » – et rappelons que le patron de « France-Soir » avait purement et simplement été renvoyé pour avoir osé publier ces dessins, d’abord parus au Danemark par le journal « Jyllands-Posten ».

Bref, la Mosquée de Paris, l’Union des Organisations Islamistes en France et la Ligue Islamique Mondiale avaient porté plainte, et le film raconte la genèse et le déroulement du procès devant la XVIIe Chambre correctionnelle de Paris, les 7 et 8 février 2007, sans toutefois montrer les audiences, puisque c’est interdit en France.

La caricature qui a posé le plus de problème était celle qui représentait Mohammed coiffé d’un turban orné d’une bombe, et dans laquelle les plaignants affectaient de voir l’équivalence « musulman égale terroriste ». Mais l’argument le plus décisif en faveur de « Charlie-Hebdo » et de son directeur Philippe Val est donné par un journaliste arabo-musulman, Ahmed Sefioui, qui fait remarquer que l’incitation à la violence ne vient pas des journaux satiriques, mais plutôt des emblèmes comme celui du Hezbollah, qui utilise l’association du Coran et des sabres, ou encore le drapeau saoudien, qui comporte les versets de début du Coran et, encore, une image de sabre !

L’avocat du journal attaqué a pu faire la démonstration par le rire que « Charlie-Hebdo » avait toujours été plus violent envers le catholicisme qu’envers l’islam... et qu’il n’en a pas moins gagné tous les procès que lui intentaient les organisations religieuses d’extrême droite. Si bien que les plaignants ont été déboutés en correctionnelle, puis en appel. La justice indiquait ainsi qu’en France, on a le droit de se moquer des religions.

Dieu merci !

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Married life

Mercredi 24 septembre 2008

Réalisé par Ira Sachs

Sorti au Canada (Festival de Toronto) le 12 septembre 2007

Sorti aux États-Unis (Festival de New York) le 29 septembre 2007

Sorti en France le 24 septembre 2008

Dans les année quarante, Harry Allen, quinquagénaire, est marié avec Pat, mais il est tombé amoureux de la jeune et jolie Kay. Il se confie à son ami Richard. Mais, trop anxieux à l’idée de faire souffrir sa femme par un divorce, il décide... de la tuer pour lui épargner cette épreuve !

Il ignore que Richard et Kay vont se rencontrer puis s’aimer – donc il va perdre sa maîtresse – et que sa femme a un amant – donc il va perdre sa femme.

Cependant, le processus d’empoisonnement de Pat prend du temps, et il finit par renoncer, de même que Pat renonce à son amant. Richard épouse Kay, et les quatre personnages deviennent les meilleurs amis du monde !

Ce sujet de comédie qui plairait beaucoup à Woody Allen donne en fait lieu à une tragi-comédie douce-amère très originale, mise en scène avec sobriété par Ira Sachs, également co-scénariste.

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Lake Tahoe

Vendredi 26 septembre 2008

Réalisé par Fernando Eimbcke

Sorti en Allemagne (Festival International de Berlin) le 9 février 2008

Sorti au Mexique (Festival de Guadalajara) le 7 mars 2008

Sorti en France le 16 juillet 2008

Film mexicain. Une simple tranche de vie, vingt-quatre heures de la vie d’un garçon, Juan, qui a planté la voiture familiale dans un poteau, et cherche à la faire dépanner, ce qui ne semble pas simple. Au fil du récit, on apprend que son père vient juste de mourir.

Tout est filmé en plans fixes : la caméra ne bouge à aucun moment. Le personnage, évidemment assez peu joyeux, et l’on apprend pourquoi en cours de récit, est sympathique, et rencontre des gens assez bizarres, donc un dépanneur de son âge, fan de Bruce Lee.

Le film semble assez fauché, et il est court, ce qui n’est pas un inconvénient en ces temps d’inflation pelliculaire.

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Faubourg 36

Lundi 29 septembre 2008

Réalisé par Christophe Barratier

Sorti au Canada (Festival de Toronto) le 6 septembre 2008

Sorti en France le 24 septembre 2008

Les critiques ayant pignon sur rue détestent les films populaires, surtout lorsqu’ils ont du succès. Ils devraient donc faire la moue devant Faubourg 36. Je n’irai pas si loin, car le film bénéficie d’une réalisation soignée, et montre efficacement le redémarrage de cette salle de spectacle tombée en désuétude et relancée par un collectif de travailleurs à l’aube du Front Populaire. Bref, le début intéresse.

Néanmoins, on n’est pas non plus enthousiasmé. Les personnages sont affublés de coiffures bizarres (Kad Merad, Nora Arnezeder) et portent des noms étranges (Pigoil, Douce, Milou, Jacky Jaquet, Galapiat), mais surtout, le scénario se traîne un peu, si bien qu’on finit, une demi-heure avant la fin, par s’ennuyer.

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Dernière mise à jour de cette page le jeudi 1er octobre 2015.