JPM - Films vus - Notules -  Novembre 2018

Notules - Novembre 2018

 

Plus courtes que les critiques, les notules traitent d’un ou plusieurs films, ou de sujets d’actualité en rapport avec le cinéma. Jusqu’en septembre 2004, elles provenaient de divers forums aujourd’hui disparus. Par la suite, elles s’en affranchissent et sont rédigées directement ici.

Œuvres : Chacun pour tous – Champions – Le grand bain – The full monty – Brassed off – Les professionnels – La saveur des ramenRamen teh Un homme pressé

Personnes citées : Vianney Lebasque – Jean-Pierre Darroussin – Gilles Lellouche – Esther Williams – Virginie Effira – Leila Beckti – Eric Khoo

Chacun pour tous

Vendredi 2 novembre 2018

Réalisé par Vianney Lebasque

Sorti en Suisse (Festival de Locarno) le 1er août 2018

Sorti en France le 31 octobre 2018

À la base de cette histoire, une duperie, imaginée par l’entraîneur de l’équipe de basket-ball espagnole, engagée dans la compétition olympique aux Jeux paralympiques d’été de Sydney entre le 18 et le 29 octobre 2000 (lire ICI). Cette équipe de douze joueurs, censés tous handicapés, avait remporté la médaille d’or, alors qu’elle ne comptait que deux handicapés mentaux. Hélas pour l’entraîneur qui avait tout organisé, un journaliste s’était infiltré dans l’équipe, et avait tout révélé. Les joueurs ont dû rendre leur médaille... et l’argent des primes. Treize ans plus tard, le verdict a été rendu, personne n’est allé en prison, et les subventions dont tous avaient bénéficié ont été rendues.

L’exploit de ce film réside en ceci, que les spectateurs sont amenés à prendre parti pour les tricheurs, surtout en raison du fait que l’entraîneur est joué par Jean-Pierre Darroussin, qui rend sympathique tous les personnages qu’il joue. Mais le scénario a fait de cette équipe espagnole une équipe française.

Par ailleurs, le film est très bien réalisé et interprété. Il a d’ailleurs été précédé par un film espagnol, Champions, sur le même thème, sorti le 3 avril à Madrid, mais jamais chez nous !

En bref : à voir.Haut de la page

Le grand bain

Lundi 6 novembre 2018

Réalisé par Gilles Lellouche

Sorti en France (Festival de Cannes) le 13 mai 2018

Sorti en France le 24 octobre 2018

Ce film a bénéficié d’une foule de bonnes critiques de la part des professionnels, mais il ne les mérite pas, car on comprend dès le début, tant le thème est invraisemblable, qu’on va voir une pâle copie de The full monty et de Brassed off (en français, Les professionnels), productions britanniques très supérieures. Le défi de son auteur semble avoir été de faire du beau et de l’exaltant à partie du vulgaire et du laid. Les acteurs se démènent pour donner des dialogues prétendus drôles et qui ne sont que grossiers, et l’on ne croit pas du tout, tant cette équipe française de nageurs amateurs fait pâle figure en comparaison des équipes étrangères qui concourent en Norvège dans la catégorie de natation synchronisée (si ne savez pas ce que c’est, on vous gratifie d’un trop court extrait d’un film avec Esther Williams), au dénouement très téléphoné qui montre ces ringards remporter la médaille d’or, renvoyant ainsi le film au rayon des navets qui veulent administrer aux spectateurs des leçons d’humanisme.

Restent les deux principaux rôles féminins, ceux de Virginie Effira et de Leila Beckti. Lesquelles, justement, ne nagent pas !

En bref : à voir à la rigueur.Haut de la page

La saveur des ramen

Mercredi 7 novembre 2018

Réalisé par Eric Khoo

Titre original : Ramen teh

Sorti à Singapour le 29 mars 2018

Sorti en France le 3 octobre 2018

Masato, beau jeune homme né au Japon d’un père japonais et d’une mère singapourienne, a hérité de son père cuisinier la passion de la cuisine, et va séjourner à Singapour pour y apprendre, sous l’égide du frère de sa mère défunte, la recette des ramen teh, plat singapourien typique dérivant du bak kut teh, soupe de porc à la chinoise très populaire à Singapour. Or sa grand-mère maternelle refuse de le voir, car elle hait les Japonais, qui ont commis des massacres sur le continent et à Singapour (du genre, lancer un bébé en l’air pour qu’en retombant, il s’embroche sur une baïonnette, ce dont les soldats japonais ne se privaient pas). On la comprend, mais Masato n’y est pour rien.

Masato, alors, s’astreint à lui préparer un repas typique de Singapour, sa grand-mère pardonne, et c’est une réconciliation générale.

Cela donne un film qui oscille entre la cuisine et les sentiments d’acceptation et de pardon, mélange qui ne plaît pas à tout le monde, et a valu à cette histoire quelques critiques acerbes. Pour ma part, j’ai plutôt apprécié la beauté des images, même si les abondantes vues des plats asiatiques peuvent lasser, à la longue.

En bref : à voir.Haut de la page

Un homme pressé

Vendredi 9 novembre 2018

Réalisé par Hervé Mimran

Sorti en France (à Montpellier) le 7 septembre 2018

Sorti en France le 7 novembre 2018

Ce film, qui traite sur le mode ultra-léger de l’AVC, en se bornant à montrer un homme important qui mélange les syllabes de tous les mots qu’il emploie, a tout pour déplaire à ceux qui savent qu’un AVC est une crise grave, qui peut tuer. Et comme Luchini n’a rien d’autre à faire, on finit par se lasser de l’entendre dire « Simer » chaque fois qu’il veut remercier quelqu’un. Si bien que le seul intérêt de cette pellicule est la présence de Leila Bekhti, dans le rôle un peu dramatique d’une fille qui a été abandonnée à sa naissance par sa mère, et qui tente de la retrouver (elle y parvient à la fin, dans la seule scène émouvante).

En bref : à voir à la rigueur.Haut de la page

Courrier Plan du site

Sites associés :    Yves-André Samère a son bloc-notes 125 films racontés

Dernière mise à jour de cette page le vendredi 9 novembre 2018.