a JPM - Films vus - Notules - Décembre 2017

JPM - Films vus - Notules -  Décembre 2017

Notules - Décembre 2017

 

Plus courtes que les critiques, les notules traitent d’un ou plusieurs films, ou de sujets d’actualité en rapport avec le cinéma. Jusqu’en septembre 2004, elles provenaient de divers forums aujourd’hui disparus. Par la suite, elles s’en affranchissent et sont rédigées directement ici.

Œuvres citées : 12 jours – Les habitants – La villa – Marie-Jo et ses deux amours – Le promeneur du Champ-de-Mars – Les neiges du Kilimandjaro – CocoSeule la terreGod’s own countryPaddington 2Bienvenue à SuburbiconSuburbicon – Good night, and good luck

Personnes citées : Raymond Depardon – Robert Guédiguian – Lee Unkrich – Adrian Molina – Francis Lee – Paul King – Hugh Grant– George Clooney

12 jours

Vendredi 1er décembre 2017

Réalisé par Raymond Depardon

Sorti en France (Festival de Cannes) le 25 mai 2017

Sorti en France le 29 novembre 2017

La loi du 27 septembre 2013 stipule que toute personne hospitalisée sans son consentement dans un établissement psychiatrique (il y en a deux cent cinquante par jour en France) doit être présentée à un juge dans un délai maximal de douze jours (puis tous les six mois si c’est nécessaire), hors la présence du médecin qui a décidé l’internement, et que ce juge doit décider si elle y restera ou sera libérée. Inutile de dire que l’avis du malade compte pour du beurre, et ce film semble montrer que le juge opte toujours pour l’opinion du médecin qui a décidé l’internement – bien que la loi ait été instaurée pour, précisément, empêcher ce genre d’abus ! En tout cas, c’est ce qui se passe avec les sept malades présentés dans ce film sans scénario ni dialogues écrits, comme c’est toujours le cas chez Raymond Depardon. Or tous ne sont pas dangereux, loin de là, et la plupart sont surtout atteints de folie douce, à l’exception de cet homme qui demande au juge d’aller rendre visite à son père, oubliant que lui-même l’a assassiné !

C’est beaucoup moins ennuyeux que le précédent film du célèbre photographe, Les habitants, sorti en avril 2016 et qui ne nous apprenait rien..

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La villa

Lundi 4 décembre 2017

Réalisé par Robert Guédiguian

Sorti en Italie (Festival de Venise) le 3 septembre 2017

Sorti en France le 29 novembre 2017

Robert Guédiguian ne réussit pas toujours ses films (Voir Le promeneur du Champ-de-Mars ou Marie-Jo et ses deux amours), néanmoins, parfois, la réussite est totale, comme dans Les neiges du Kilimandjaro.

Le présent film se passe presque entièrement dans la calanque de Méjean, au nord de Marseille, et les lieux sont réels. Là, quelques membres d’une même famille, vieillissants, deux frères et leur sœur comédienne et qui ne vient jamais les voir, attendent la mort du père, qui déjà ne parle plus et se trouve à peu près grabataire. Et tous ont quelque chose à reprocher aux autres, surtout au fait que le temps passe et a tout bouleversé. Ce pourrait être déprimant, néanmoins ça ne l’est pas.

À ce décor, Guédiguian ajoute un épisode inattendu, l’apparition de trois enfants immigrants, sans parents et ne parlant pas un mot de français. Vont-ils les remettre entre les mains de l’autorité, ou les garder clandestinement chez eux ? Cette péripétie, pétrie de générosité comme le film précédemment cité, m’a semblé un peu plaquée sur cette absence d’histoire, mais ce réalisateur ne peut être critiqué pour ce petit écart scénaristique un peu artificiel.

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Coco

Vendredi 5 décembre 2017

Réalisé par Lee Unkrich et Adrian Molina

Sorti en Italie (Festival de Venise) le 3 septembre 2017

Sorti en France le 29 novembre 2017

Élevé dans une famille qui ne produit que des chaussures et déteste la musique, Miguel, âgé de douze ans, ne rêve que de devenir musicien, sur le modèle de son idole Ernesto de la Cruz, mort naguère d’un accident. Miguel s’enfuit et va faire la connaissance du pays des morts – vieille lubie du folklore mexicain. Au passage, il découvrira qu’Esnesto de la Cruz n’avait aucun talent et a volé tous ses succès à un de ses ancêtres, mort lui aussi.

On regrette que ce film sur la famille, merveilleux, très riche, très authentique et très agité, soit affublé d’un titre aussi plat. Mais produit par Pixar avec la méticulosité propre à ce studio, il est également doté d’une version française très réussie, ce qui est rarissime.

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Seule la terre

Jeudi 7 décembre 2017

Réalisé par Francis Lee

Titre original : God’s own country

Sorti aux États-Unis (Festival de Sundance) le 23 janvier 2017

Sorti en France le 6 décembre 2017

Film sur un thème voisin de Petit paysan, qui tout de même valait mieux. Ici, nous sommes en Angleterre, à une époque indéterminée mais assez récente, et Johnny est le seul employé de la ferme que possèdent ses parents, un père malade et handicapé, et une mère assez bourrue. Aussi Johnny trompe-t-il son ennui en buvant trop et en pratiquant le sexe clandestinement, avec de jeunes hommes de rencontre et qu’il ne tient pas à revoir, sauf le jour où il rencontre un immigrant roumain, Gheorghe, solide et capable. Ils tombent amoureux, mais, un soir que Johnny s’est laissé tenter par un autre garçon, Gheorghe prend la mouche et s’en va. Or Johnny ne suffira jamais à la tâche, et Gheorghe lui manque, alors il part à sa recherche, le retrouve et parvient à le persuader de revenir. Fin du film, qui n’est pas beau plastiquement, mais convainc néanmoins.

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Paddington 2

Lundi 11 décembre 2017

Réalisé par Paul King

Sorti au Royaume-Uni (à Londres) le 5 novembre 2017

Sorti en France le 6 décembre 2017

C’est la suite du film sorti il y a trois ans, et un troisième opus est prévu. Ces films sont tirés d’une histoire parue en livre en 1958, et qui a connu un immense succès en Angleterre. Le petit ours vit toujours dans la famille londonienne qui l’a adopté sans difficultés, mais il veut offrir un cadeau d’anniversaire à sa tante : lui faire connaître Londres, ce dont elle rêve. Elle finira par y venir pour de bon, après bien des péripéties, dont le séjour en prison de son cher neveu, accusé de vol !

La surprise du film, c’est Hugh Grant jouant les méchants ridicules. Il danse même pendant le générique de fin !

La réalisation est à la fois très soignée, et spectaculaire.

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Bienvenue à Suburbicon

Mercredi 13 décembre 2015

Réalisé par George Clooney

Sorti en Italie (Festival de Venise) le 2 septembre 2017

Sorti en France le 6 décembre 2017

Clooney a fait mieux, beaucoup mieux, surtout avec son premier film, Good night, and good luck, un hommage au métier de journaliste – celui de son père. En réalisant une comédie qui se veut grinçante, mélange de satire politique et de drame familial à la sauce burlesque, il rate son coup, car on ne croit pas à la dramatisation quand elle tourne à l’émeute. Certes, ces évènements ont bien eu lieu en 1957, mais la sauce ne prend pas, car, si le début est plausible, tout se gâte ensuite.

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Sites associés :    Yves-André Samère a son bloc-notes 125 films racontés

Dernière mise à jour de cette page le mercredi 13 décembre 2017.