JPM - Films vus - Notules -  Août 2020

Notules - Août 2020

 

Plus courtes que les critiques, les notules traitent d’un ou plusieurs films, ou de sujets d’actualité en rapport avec le cinéma. Jusqu’en septembre 2004, elles provenaient de divers forums aujourd’hui disparus. Par la suite, elles s’en affranchissent et sont rédigées directement ici.

Œuvres : Été 85MadreDernier caprice – Ohayô – Bonjour – La troisième femme – Nguoi Vo Ba – Irréversible

Personnes citées : Les Frères Jacques – Yasujirô Ozu – Gaspar Noé

Reprise, mais au ralenti

Lundi 10 juillet 2020

Les cinémas ont été rouverts le 22 juin, mais, depuis cette date, je n’ai vu que deux films en salle, Été 85 et Madre. Peu de spectateurs dans la salle, d’ailleurs. Mais il n’y a pas moins de publicités projetées sur les écrans : comme auraient chanté naguère les Frères Jacques, Faut bien qu’ces gens bouffent !

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Dernier caprice

Lundi 17 août 2020

Réalisé par Yasujirô Ozu

Titre original : Kohayagawa-ke no aki (Lautomne de la famille Kohayagawa)

Sorti au Japon le 29 octobre 1961

Sorti en France le 27 janvier 1982

Ressorti en France le 14 juillet 2020

Ganjiro Nakamura, vieillard et chef d’entreprise (il possède une brasserie), se porte mal mais tient à sa vie de toujours, et notamment à la maîtresse qu’il va visiter régulièrement dans une autre ville. Toute sa famille est au courant, tout en admettant la situation. De sorte qu’il n’y a aucun drame familial, bien que ses filles commencent à estimer que tout ça passe un peu les bornes, mais supportent, car l’individu est assez joyeux dans la vie quotidienne. Le seul drame survient lorsque le vieil homme est victime d’une crise cardiaque, et meurt bientôt.

On peut observer que le style pictural d’Ozu est encore utilisé ici : la caméra ne bouge jamais, elle est toujours posée à moins d’un mètre de hauteur, et filme rarement en plongée, à quelques exceptions près. À l’époque d’Ozu, on ne pratiquait pas cette manie désastreuse de la caméra portée.

J’avoue pourtant préférer un autre des films d’Ozu, Ohayô (en français , Bonjour), sa comédie avec de jeunes enfants qui se révoltent contre leur famille et font la grève de la parole (!), parce que leur mère refuse de leur acheter un poste de télévision. Ces gosses sont marrants et attendrissants. Le film va ressortir la semaine prochaine.

En bref : à voir.Haut de la page

La troisième femme

Mercredi 19 août 2020

Réalisé par Ash Mayfair

Titre original : Nguoi Vo Ba

Sorti au Canada (Festival de Toronto) le 7 septembre 2018

Sorti en France le 19 août 2020

Ce premier film (vietnamien) de la réalisatrice et de l’interprète principale est beau, mais si lent qu’il finit par inspirer de l’ennui : à quatorze ans, May est mariée au fils d’un riche propriétaire terrien, le mari étant déjà pourvu de deux épouses. Naturellement, elle doit se plier à la discipline familiale, et va découvrir peu à peu combien cette société est retardataire. Mais, si elle ne se révolte pas, en revanche, son jeune beau-frère refuse de se marier avec l’épouse que sa famille lui a choisie, car il ne la connaît pas ! Face à son refus obstiné, le patriarche offre au père de la fiancée de lui rendre sa fille, plus le triple de la dot qu’elle a apportée. Mais le père refuse la proposition, et la fille se suicide par pendaison.

Pour ne rien arranger, May se découvre enceinte et amoureuse de sa belle-sœur, qui n’accepte pas cette idylle. Et lorsque May accouche, c’est par une césarienne, dont on peut se demander si elle était en vigueur au Vietnam du dix-huitième siècle. Mais, une fois né, le bébé refuse de téter, et la dernière scène du film suggère fortement que sa mère va le tuer en l’empoisonnant !

Critiques et spectateurs n’ont pas fait un bon accueil au film, qui démarre très mal. En dépit de ses belles images, on pressent qu’il ne fera pas une grande carrière.

En bref : à voir à la rigueur.Haut de la page

À l’envers, à l’endroit

Lundi 24 août 2020

Le pire des films français jamais sortis, qui date de 2002, va ressortir le 6 septembre. Et son auteur le remanie, puisque, après avoir raconté son histoire à l’envers, il a tout remis dans l’ordre, espérant ainsi davantage de spectateurs. Ce film s’intitulé Irréversible, et je l’avais descendu en flammes ICI. Sans avoir dit un seul mot de l’histoire racontée, afin de remettre les choses au clair. Son auteur s’appelait Gaspard Noé, un argentin installé en France, et qui a produit cinq films de long métrage très racoleurs, dont aucun n’a eu le moindre succès.

C’est dans ce film que Monica Bellucci a scié sa carrière, pour cette séquence de viol dans un tunnel, interminable et nauséeuse. Aujourd’hui, Noé tente de se raccrocher aux branches, mais je doute qu’il y parvienne.

En bref : inutile de se déranger.Haut de la page

Epicentro

Lundi 31 août 2020

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Sites associés :    Yves-André Samère a son bloc-notes 122 films racontés

Dernière mise à jour de cette page le mardi 8 septembre 2020.